Portfolio
Kouros
Dans la longue série des personnages drapés, montant du sol de toute leur hauteur, simples silhouettes parfois, assurément figuratives et signant l’univers de l’artiste, s’est un jour invitée une série d’œuvres décalées. Envie de faire un focus sur les visages ? de réduire le narratif ? et au-delà du modelage, de capturer une énergie supplémentaire liée au geste ? C’est en en effet en frappant la terre, qu’apparaissent, mais à peine, des visages effilés : discrète invitation à la paréidolie demeurant dans les coulisses de l’atelier. Ils seront nommés les Kouros, en référence aux statues grecques archaïques représentant de jeunes hommes. Et puis, le chemin s’est construit autour de ce détour. Pas à pas, comme toujours. Un œil extérieur qui s’y attarde. Des échanges qui le nourrissent. L’envie de poursuivre. C’est en 2022 qu’une première série de Kouros a fait son apparition publique dans les combles du Palais Jacques Cœur. Et c’est en 2024 qu’ils font un saut vers la sculpture, en changeant d’échelle : atteignant le mètre de hauteur, ils se proposent de tutoyer la stèle. Et se doivent ainsi de conjuguer l’énergie du frappé avec la technicité initiale du modelage des hautes pièces. C’est une expression dans laquelle l’artiste doit attendre le juste moment pour que le geste, périlleux, soit emplit de confiance. Aboutissement.
Albanne Hergott
Visite d'atelier sur rendez-vous
Mon atelier, situé à Humbligny, se trouve à quelques kilomètre de La Borne et du Centre Céramique Contemporaine La Borne
Anthropos
Dominique Coenen entretient un rapport charnel avec la terre. Pas n'importe quelle terre : la terre chamottée, celle à grains puissants qui ne se travaille pas avec facilité. Celle, qui à l'instar de l'artiste, résiste. Dominique Coenen livre un combat quotidien avec la matière : elle l'attrape, la frappe, la triture, la déchire, la fait cuire… Pas d'émaux, seulement des pigments et des oxydes, qui, cuits à grandes températures laissent apparaitre un aspect vivant de la terre : une texture très particulière, indissociable des figures représentées, et qui devient la marque forte et originale des sculptures de Dominique Coenen.
Claudie Lenzi
Les personnages de Dominique Coenen ne marchent pas.
Ce sont des personnages troncs, qui, sans bras ni jambes, s'échelonnent dans une gangue en fusion.
Claudie Lenzi